Flux RSS

Archives de Tag: Maman Poule

L’Oeuf-dipe et la Poule…

Comme tu le sais bien (vu que je raconte ma vie à tout le monde, ok d’accord !), j’ai donc une grande poussinette de 4 ans maintenant (et oui, depuis samedi elle a un an de plus ! Ce que je ne risque pas d’oublier, puisqu’elle me le rabâche cent fois dans la journée « et ben moi euh j’ai 4 ans euh tralalère euh) .

Quatre ans, c’est assez sympa comme âge, ils te posent des tas de questions auxquelles t’as pas envie de répondre (mais Maman comment les bébés chameaux ils sortent du ventre de la maman chameau ?), te donnent, sur tout et n’importe quoi de préférence, un avis que tu n’as pas envie de connaître (Maman tes épinards ils sont pas bons), mais heureusement c’est aussi la période où ils découvrent plein de choses sympas (le jardinage, les expos, le passage d’aspirateur , tu peux aussi leur faire enlever les araignées dont tu as une trouille bleue et qui se mettent toujours au milieu de ton chemin pour t’empêcher de passer, ispices di counasses, oui parce que à 4 ans, ils n’ont pas encore peur des araignées, et ne comprennent d’ailleurs pas pourquoi, toi, elles te font hurler à la mort comme une hystérique (quand elles sont vraiment très grosses hein, bien sûr ah ah !), c’est donc l’âge où tu peux les emmener faire des activités plus intéressantes que taper sur un tas de sable avec un pelle ou bouffer des croutons de pain toute la sainte journée, même si, je sais, c’est le lot de toutes les poules…(ben oui une poule, du pain dur, sur un mur, tout ça, ça te dit rien Oo ?)

Mais (bé oui y a toujours un mais), si je viens aujourd’hui vous écrire, c’est aussi parce que, vers 4 ans, apparaît un comportement casse-couilles bien particulier qui, depuis quelques temps, me porte sur les nerfs, et aussi sur le cœur, il faut bien l’avouer… En vrai, je voulais aussi et surtout ME PLAINDRE !!!

Bon, c’est vrai, ma fille a toujours été « très papa », dans le sens où, depuis toute naine, elle tourne devant la porte en entendant son père arriver, à grands renforts de « Papaaaaaaa ! » stridents, non sans blagues on aurait dit un petit chien qui etend son maître rentrer, après qu’il l’ait abandonné, sans croquettes, pendant tout le mois d’août pour partir à la Baule peinard !!!

Rien que de bien normal me diras-tu, c’est sûr; on m’a d’ailleurs toujours dit que les filles étaient plus proches de leur père…

Seulement voilà…

Depuis quelques temps, toute cette histoire prend des proportions assez agaçantes, et le mignon « Papa ! » prononcé avec une voix de télétubbies sous acide, a plûtot des airs de « Oh mon dieu comme je suis heureuse, c’est merveilleux mon papa, le plus beau et le plus fort de toute la terre, rentre de sa si difficile journée de labeur ! » (oui elle a beaucoup de vocabulaire, et, oui aussi, j’exagère un chouilla ok…)

Crédit Illustration : Nathalie Jomard

De même, tout ce qu’on fait au quotidien doit avoir un rapport avec son père, par exemple : si je décide faire des pâtes, elle va me dire « ah tu fais des spaghettis pour mon papa ?! » ou encore, lorsque je fais les courses « ah tu achètes des céréales pour mon papa ! » Ça commence à devenir saoulant, mais bon, ça en resterait drôle si, en plus de prendre son père pour un Dieu vivant… elle ne me rejetait pas…

Et oui, car depuis peu, je m’en prends plein la tronche.

Outre son refus total d’obtempérer à mes demandes (pire qu’avant, je précise, car désormais accompagné d’un « JAMAIS ! » bien senti, exemple : « je rangerai jamais ma chambre ! » ou « je prendrai plus jamais mon bain ! »), j’ai aussi droit à de belles crises de nerfs dès que son père n’est pas là, phénomène qui me donne parfois envie d’allumer des bougies noires, de l’encens, et de faire tourner la table du salon en invoquant feue-Super Nanny ! (ce qui risquerait d’être compliqué vu que ma table est rectangulaire, bref…)

Poussinette avoue d’ailleurs elle-même !

– Son père : « tu vas être sage avec Maman demain hein ! »

– Poussinette enragée, la bave moussant au bord des lèvres : « si t’es pas là, je serai pas sage avec Maman, parce que je préfère toi ! »

Gloups (petite boule dans la gorge que tu n’arrives pas à avaler), tout est dit.

Son amour fou pour moi se traduit aussi par des petits mots gentils : « Maman, t’es un petit peu moche » ou « Maman, toi t’es un peu grosse, tu pourrais prendre ces peticaments pour pas être gros qu’il y a à la télé ! », « oui merci chérie, bonne idée ! »    :o/

Et l’autre jour, j’ai même eu droit à un charmant « t’es plus ma maman ! »

Je sais bien que c’est pas vrai, que c’est impossible, qu’une enfant de 4 ans ne peut pas décider de changer de mère comme ça, sur un coup de tête, même au motif d’un refus de ma part de lui donner un troisième Flamby, non, le juge ne cautionnerait jamais ça….hein…?

Ouais mais de nos jours, on ne sait jamais !!!

Alors, oui, c’est ridicule, mais quand juste après, elle saute dans les bras de son père, et bien, derrière mon attendrissement, il y a, malgré moi, un peu de souffrance…même si je sais bien que ça va passer et qu’elle m’aime aussi, et dans ses moment d’égarement, elle me le dit !

Ce n’est pas de la jalousie, ou peut-être que si, après tout, je n’en sais rien…

Tout ce que je sais c’est que ça me fait de petites craquelures, juste là, à la surface du cœur…

Publicités

Et la lumière (ne) fut (plus) !

J’ai trouvé une petite astuce que j’ai décidé, dans ma grande bonté, de partager avec toi aujourd’hui.

Oh, c’est juste un truc de rien du tout (bon, en fait, fallait quand même y penser, c’est pas pour me vanter (ben tiens !) mais je suis vraiment trop intelligente !) (non ?), une idée réalisée avec trois francs six sous (waou, l’expression d’avant-guerre !).

Toute cette histoire extraordinaire, (faut bien que ce soit un peu intéressant) est partie du fait que poussinette n’éteint jamais la lumière quand elle quitte une pièce. Comme je suis une femme éco-responsable (et que l’électricité ça coûte un bras et que sans ce bras je ne pourrais plus rien faire vu que le deuxième est monopolisé par un p’tit boulet en couches-culottes…) …

Euh …qu’est-ce que je disais, déjà ? (faut que j’arrête de m’interrompre moi-même…)

Ah oui ! C’est donc lassée de répéter trente fois par jour « tu éteindras bien la lumière en sortant de ta chambre/des toilettes/de la salle de bain/de la cuisine/du garage (oui, car ça peut servir aussi pour ton mec !!!)/de la buanderie (ah non, là il n’y va jamais c’est vrai:()… », blasée de repasser derrière ma tribu pour éteindre toutes les lumières de notre Château de Versailles, j’ai donc concocté ce petit truc (à moi le concours Lépine !)

Poussinette ne sachant pas encore lire, j’ai d’abord dessiné une ampoule sur de petits post-it.

J’ai préalablement testé la chose en demandant « qu’est ce que tu vois sur ce papier ? » et après quelques tentatives ratées, (« un grille pain ! une trottinette ! un barbapapa à l’envers ! une voiture ! » ou encore « le sigle de l’OM ! un steak ! une voiture ! »), j’ai finis par obtenir la réponse souhaitée « une lumière ! ». Ben voilà !

J’ai ensuite collé mes petits dessins à la sortie de chaque pièce concernée et expliqué que c’était pour faire penser à la petite (à toi aussi chéri d’amour #grandsourirehypocrite) de bien éteindre les lumières en sortant de chaque pièce.

Et bien, figurez-vous que, depuis la mise en place de ce stratagème (de maniaco-psychorigide je veux bien l’avouer), je n’ai plus rien à redire…et ça a marché sur tout le monde 😉

Alors, comme je t’aime bien, voici une mini-pancarte à découper et à scotcher chez toi !

Pour me remercier par une éventuelle petite contribution financière (ben quoi, faut bien encourager les jeunes inventeurs !), merci de m’envoyer un mail !

 

Allé, Tu m’en diras des nouvelles !

PS : je tiens quand même à rectifier : mon mec va bien dans la buanderie et il y fait la lessive, non parce que après je vais encore me faire engueuler et vu que c’est bientôt la Saint Valentin… ( mais si, la bague, tout ça…) 😉

Petite sortie en famille au travail de papa…oh la la !

Cette semaine, les poussinettes et moi-même étions invitées à fêter la galette des rois au boulot de Papa Coq, plus précisément sur son bateau !

 

Il a tout d’abord fallu préparer tout ce petit monde… C’est pas que tu as envie que les collègues de ton mari pensent qu’il a une famille parfaite, mais bon, s’ils venaient à le croire, pourquoi pas !

Je mets donc à numéro deux sa plus craquante barboteuse, ses petites baskets et sa combi de bisounours, je lui épargne tout de même le nœud nœud dans les cheveux, point trop n’en faut !

Pour la grande, ce sera jolie robe (de tout façon elle ne veut rien porter d’autre, ce qui est d’ailleurs source de moultes prises de bec, mais c’est une autre histoire !) J’essaye de la coiffer un tant soit peu, pas évident vu son histoire capillaire difficile (voir ici).

Quant à moi, vu que je n’ai rien à me mettre, j’enfile un jean vite fait (bon en vrai j’ai changé de tenue 20 fois, je me suis mis deux  centimètres d’épaisseur d’anti-cernes et j’ai passé une bonne heure à essayer de dompter mes cheveux pourris, ben ouais quoi je ne veux pas avoir l’air trop apprêté, mais pas non plus faire honte à mon homme !)

 

 

Après un dernier briefing avec numéro 1 – « je te préviens tu as intérêt à être méga sage, à bien dire bonjour et au revoir, sinon papa ne sera pas content » (ben ouais pas envie d’entendre les collègues chuchoter sur son passage « ah regarde c’est lui qui a des enfants odieux qui courent partout et qui touchent à tout ! », faut dire que si elle décide d’être pénible elle serait même capable de faire couler le rafiot ! Donc, après un petit speech, toujours très pédagogique bien entendu (« si t’es sage on ira à Disneyland »), nous voilà parties pour rejoindre le « beau bateau de papa ».

Ca commence bien, la poussette ne passe pas sur le pont d’accès au bateau, je vais devoir la laisser en bas et tenir 7 kilos de poussin dans mes bras toute la soirée… Fichu pour mon bout de galette, moi qui pensais peut-être avoir la fève, pour une fois … Ensuite, serrage de multiples mains rugueuses, numéro 1 ne veut bien sur pas dire bonjour, elle reste cachée dans mon poncho (oui j’ai un poncho et alors ?!!)

A la suite de quoi Papa Coq doit aller se changer, je reste donc sur le pont…seule avec mes miochettes, au milieu de gens qui se regardent en coin (comprendre de haut en bas), quand soudain, un charmant monsieur vient me parler. Il est très sympa, on discute pendant un bon moment, je lui dit que « ouais la Marine franchement y en a marre, mon mari est toujours barré et je me tape tout le boulot à la maison avec deux poupées Chuky à élever toute seule et en plus je trouve jamais de boulot et patati et patata… » Sur ce revient mon homme qui, me voyant avec son collègue, le gratifie d’un splendide salut militaire assorti d’un « bonjour mon Commandant »… sourire crispé et grand moment de solitude pour moi, sourire ironique pour lui…

 Le chef suprême s’éloigne donc et c’est le moment que choisit Numéro 1 pour demander « papa, c’est lequel ton abruti de patron ? », là surgit un homme disant « ah, ça doit sûrement être moi ! », « ah ah, plaisante son père, elle est mignonne hein », et moi d’ajouter « elle a une de ces imagination ! ».

Nous décidons alors de nous rapprocher du buffet pour goûter à cette fameuse galette, après deux parts, poussinette 1 va engueuler le cuistot « j’ai mangé deux galettes et j’ai même pas eu la fève, c’est d’la triche, y a pas de fève dans vot’ galette m’sieur ! ».

Mortifiée, je prends un gobelet de cidre, espérant qu’un ou deux degrés d’alcool me feront relativiser tout ça… C’est alors que numéro 2 se met à réclamer son goûter ! Me voilà donc, sur le pont d’envol des hélicos, à donner à mon poussin un sein alcoolisé, camouflé par mon poncho, tant que faire se peut.

Je déclare alors à Papa Coq que peut-être ça ira pour aujourd’hui, il est d’accord avec moi …

Nous voilà donc repartis dignement, sauf que, c’est le moment que choisit mon talon pour se coincer dans une grille de je ne sais quoi ! Après 10 minutes de déblocage honteux, nous redescendons de ce satané bateau et regagnons notre poulailler chéri !

« Bientôt il y aura soirée crêpes ! » m’informe chéri le lendemain, « mes collègues t’ont trouvée charmante et ils ont dit que les filles étaient adorables ».

Bon ben finalement, il n’a pas l’air d’avoir eu si honte de nous, je suis rassurée !

Va pour les crêpes alors !

Roule ma poule !

Et voilà, les vacances sont finies, il va falloir rentrer dans notre poulailler, reprendre nos petites activités sympas (le ménage, les courses, la lessive, le repassage, le rangement et patati et patata…) et aussi l’école (yes !!!!!  ben oui quoi, je me réjouis de savoir que mon enfant acquière de solides bases d’éducation…).

Tout d’abord, premier défi : caser les cadeaux de Noël dans le coffre de notre, certes très jolie, mais aussi très petite voiture (« ben ouais on va quand même pas avoir une voiture moche sous prétexte qu’on a des gosses ! », je te laisse deviner de qui est cette citation …)

Bref, après avoir défait toutes les boîtes de jouets nous avons joué au Tetris dans le coffre (aux vues du nombre de cadeaux que le père Noël a apporté, nos poussins ont dû être vraiment très très sage cette année; bon, celle qui n’était pas née j’veux bien, mais pour la grande, ça m’a pas vraiment marquée !) Autant dire que tout n’est pas rentré, on a même dû démonter l’école des Playmobils que j’avais mis une journée entière à construire (fuck !) Mais bon, c’est avec une voiture chargée à bloc que nous avons finalement entamé notre périple.

trop chargés ?

Le challenge du voyage retour étant d’arriver dans un état de santé mentale potable, nous décidons Papa Coq et moi-même de partir de nuit, genre à 4 ou 5 heures du mat’ :

« comme ça les filles continueront leur nuit dans la voiture ! »

Ahahahahahahaha …………………. quels parents naïfs !

MAKACH !

Si, je suis mauvaise langue, numéro 2 s’est rendormie direct.

Par contre, quand on réveille numéro 1, c’est comme si on tournait le bouton ON.

Moi, tout bas : »réveille-toi chérie, on y va »

Elle, à 120 décibels : »ah ayé on y va on repart dans notre maison, mais je reste en pyjama, on a le gipiès ? et faut pas oublier doudou et aussi ma petite soeur et blablabla et blablabla… »

Arrivés dans la voiture, Papa Coq prenant le volant en premier, je compte bien me reposer un peu…..

Sauf que numéro 2 a décidé d’y aller de ses commentaires sur le voyage, voici donc un aperçu de l’ambiance dans l’habitacle, attention, plongée en direct live dans notre vie palpitante, 5, 4, 3, 2, 1, 0….

5h30, départ.

5h36, « On arrive dans combien de temps ? » – « 7 heures » – « Ah bon. C’est combien 7 heures, c’est beaucoup ? » – « Oui tu as le temps de dormir un peu » – « Ah d’accord… »

5h45….  » Papa, c’est où la gauche ? » – « C’est par là » – « Ah… »

5h50… « Papa, c’est où la droite ? Ben de l’autre côté » – « Ah oui… »

6h10… »Moi je peux pas voir les arbres dans la nuit parce que j’ai les yeux marrons, hein papa ?…et le milieu c’est où papa ? »

6h12… »Chérie, tu devrais lui donner son jeu pour l’occuper, sinon tu ne pourras jamais dormir, chérie ? Chérie ?!! »

« Hein, quoi, oui mais là je dormais en fait :(« 

6h30 – 7h30… »On entre à Onzain, on sort de Onzain, on entre à Chaumont, on sort de Chaumont, on passe devant Cora, on sort de Blois…, Maman pourquoi t’arrives pas à dormir ? »

7h45, arrivée au péage, prise de ticket : « ben dis donc elle doit être toute petite la dame qui donne les tickets dans la machine ! »

8h00, arrêt petit déj et crise de nerfs de numéro 1 après arrachage de cheveux par sa soeur, reprise de la route sous le regard accusateur des gens de la station service. Je prends le volant.

8h30 (oui, 30 minutes de sieste !) : « on arrive dans combien de temps ? » – « Pas tout de suite, arrête de demander » – « pfff »

9h00 à 9h30 : « mon beau sapin, roi des fôrets, mon beau sapin, roi des fôrets, mon beau……… »

9h30… »j’ai envie de faire pipi » – « tu aurais pû le dire à la station service ! »

9h45, arrêt pipi.

9h50 « c’est pas ma faute j’y arrive pas !!! » – « *²**§**%***£****$** ».

10h30 « Arrête de mettre des coups dans mon siège s’il te plaît ma chérie » – « c’est pas ma faute c’est paske j’ai envie de faire pipi ! »

10h45, arrêt pipi, toilettes en panne, poussin fait pipi sur mes chaussures neuves…

11h00, numéro 1 s’endort en plein « Mon beau sapin ».

11h10, numéro 2 se réveille et commence à chouiner.

11h25, arrêt sandwich, café, tétée, changement de pilote.

12h00, mise en route du DVD de « Barbie et le Château de Diamant », juste derrière ma tête pendant 1h32 « si je dois fermer les yeux, voir ton sourire merveilleux, c’est toi ma meilleure amie, pour la vi-i-ie… »

13h36, « Tiens ça sent bizarre, non ? » – « Oui c’est ma p’tite soeur elle pue d’la couche ! »

13h45, arrêt changement de couche avec pipi surprise sur le siège avant de la jolie petite voiture. Si je fumais j’aurais fait une pause clope !

14h15, « Maman on « chante en caleçon ? » – « hein ? ah en canon tu veux dire ! » – « Oui oui !!! »

14h15 – 15h15, tentative de canon sur « Vent frais vent du matin », rien n’y fait c’est la cacophonie mais on rigole bien !

15h30, arrivée à la maison ! Petite angoisse du retour après 15 jours.

Ouf, tout va bien, pas d’inondation, pas de cambriolage et Crotte de Nez, le poisson, est toujours en vie après 15 jours de jeûne !

Bon ben finalement ce fut un excellent voyage, pas vrai ?   😉

Ma parole !

Aaaah au début, quand ton petit poussin commence à faire  des areuh et autres cui-cui baveux trop mignons, ça te fait fondre ton petit coeur de maman poule ou de papa coq tous neufs ! Tu dialogues avec lui « mais oui, tout à fait mon chéri, tu as bien raison » alors que t’y entraves que dalle mais c’est pas grave, c’est cro tchoupi !!!!

Par contre, au bout d’un moment, quand ça fait genre un an et demi, deux ans, que tout s’appelle « mama » ou « grrrrrr », le doute s’installe, insidieusement, et tu commences à te demander s’il va finir par parler pour de vrai ou si, à 25 ans il fera toujours des gagagueu et des tatatata, ce qui avouons-le, serait susceptible de lui porter préjudice en de nombreuses circonstances de sa vie quotidienne future… Lors d’un entretien d’embauche par exemple, « pourquoi selon vous devrais-je vous embaucher « , « ageuh mama caca ! », ou alors « Brenda me ferais-tu l’immense bonheur de devenir ma femme ? », « nanakakeu! ». NON c’est pas possible ça peut plus durer !

Alors, tu essayes de le corriger : « non pas tato – voiture » ou encore de lui apprendre les mots de base qui lui permettront d’être heureux dans la vie « dis – sac à main », « dis – H et M », « répète avec maman – mo-jjjjji-to »…

Mais rien n’y fait… jusqu’au jour où, oh miracle, ça sort d’un coup, comme si poussinou avait ruminé sa phrase pendant 1 an pour pouvoir te la sortir toute nickelle aujourd’hui : « les épinards c’est pas bon ! »

Alors là faut avouer que tu es super fière, quand même, tu appelles tout le monde, ça y est il parle, super bien en plus et tout et tout…

Mais, car il y a un mais forcément (tu commences à me connaître), très vite tu déchantes. Car maintenant qu’il a pigé le truc, bébé répète tout ce qu’il entend et il te prend la tête en te rabachant : « Maman, tu dois manger 5 fruits et légumes par jour » ou « on dit pas ouais » ». Il peut également fort bien te foutre la honte en disant des trucs du genre : « maman pouquoi les hommes ils trouvent jamais rien ? » quand le facteur cherche ton courrier dans sa saccoche, ou alors quand la maîtresse demande « à quoi ça sert de grandir ? » : « ça sert à conduire la voiture en disant Pétasse » ou « ça sert à boire beaucoup de vin »  … Je comprends mieux pourquoi  son instit me regarde de travers…

Ah oui  tu dois aussi faire super mega gaffe à ce que tu dis, parceque sinon, devant tout le monde à la caisse de Leclerc, tu auras le droit à des « Maman, la dame c’est une cougar ? » ou encore « Maman t’as mis une culotte ? »  Oo

Dans ce cas, comme m’a dit poussinette l’autre jour : « c’est la fin des abricots ! »

Et ouais (oui je sais on ne dit pas ouais !!!), ce bébé tout chouchou il y a peu, a maintenant pris conscience du pouvoir que lui confère la parole (c’est beau ça hein ?!!) et décide d’avoir, et bien sûr de donner, un avis sur TOUT !

Et là c’est festival : « maman t’as des grosses fesses » , « tu conduis comme une folle », « ma soeur elle pleure tu t’occupe pas tellement d’elle », et autres « maman quand on connait pas la route il faut mettre le gipiès pfff », et j’en passe…

Bon, dans cette histoire il y a un petit avantage, Dieu soit loué : poussin peut aussi te rapporter ce que disent les autres, qui ne savent pas qu’il a des oreilles télescopiques et un cerveau en forme de Bob l’éponge , « mamie elle a dit que tu fais pas trop trop le ménage » ou encore « maman t’as pas bon caractère », « hein qui est-ce qui t’a dit ça chérie ? », « c’est mamie ! »  re Oo…

Bon de là a utiliser son enfant pour espionner ce que dit ta belle-mère sur toi, il n’y a qu’un pas, mais vu que en fait tu t’en fous royalement, ça sert à rien pas vrai ? ;o)

Mouche-poussin

 

Ouais le mouche-bébé, trop content !

 

Ah celui là,  je te l’avais promis, tu n’en peux plus de l’attendre, je le sens : alors, roulement de tambourin (oui je sais ça ne sert a rien puisque tu as lu le titre, mais j’aime bien !)… le …mouche bébé !

Des fois, même si tu fais tout pour protéger poussinou des vilains affreux microbes, il arrive que la fatalité s’en mêle et que numéro un, en pleine rhino-pharyngo-laringo, éternue en plein sur le visage de sa petite soeur ! Et donc, après avoir couiné comme une forcenée, tu as beau essuyer illico sa bouille, ses yeux, ses joues et même ses trous de nez ( oui pauvre bébé je sais mais c’est un cas de force majeure, tu veux endiguer la contagion parce que le mouche-bébé tu connais, rapport à ton premier poussin !) Et ben, malgré tout, le lendemain, ça  loupe pas, poussinou à la crève et les ennuis commencent…

 C’est de la pure logique, petit nez se bouche, il faut le vider.

Te voilà donc partie chez le pharmacien (n’oublie pas de lui donner ta carte de fidélité) qui te vend un truc complètement ouf, que avant d’avoir pondu un poussin, même pas tu aurais imaginé que ça puisse exister : le mouche-bébé avec embout dégageant les mucosités par la force controlée de votre aspiration… (= voix de bande annonce du prochain volet de StarWars). Le mouche-bébé, pour les noobs, c’est tout simple, ça consiste en un tuyau par lequel tu aspires (si j’te jure), à travers un filtre (ben oui quand même faut pas pousser), les sécrétions nasales de ta p’tite banane (et si tu aspires trop fort, son cerveau aussi !). C’est là que les Perfect Mum te disent « quand c’est ton enfant, ça ne te fait rien », ces pouf, en plus de t’agacer, te font super culpabiliser parce que moi ben, je ne l’avouerai jamais en public (quoi trop tard ?), ça me fout limite la gerbe quand même, surtout quand j’ai pas mis assez de coton pour filtrer (aaaaah je sais c’est horrible, mais au moins les futures maman ne se feront pas avoir !). Ah oui, je dois te prevenir aussi : quand tu utilises ce charmant ustensile attention aussi aux décibels ! Poussin hurle tellement que les voisins risquent d’appeler la DASS. Alors, il te faut penser à prevenir, tu peux par exemple mettre des affichettes dans le hall de l’immeuble : « attention chers voisins, samedi soir je mouche mon bébé », ou alors tu les invites à la fête, ils pourront se rendre utiles en entravant le petit qui, sous le coup de la colère, se voit soudain doté de pouvoir surnaturels, sa force étant alors décuplée comme après un shoot de kryptonite ! 

Bon par contre le cote positif dans tout ca (encore heureux qu’il y en a un !), c’est que  ça fonctionne pas mal et permet d’éviter un tour chez le méchant kiné (je vais me faire engueuler là, coucou papa ! ) qui s’amuse à presser ton enfant tel un citron et à lui taper dessus pour faire sortir tout ça, non mais franchement… Le mouche-bébé permet à poussin de mieux respirer et donc de mieux téter et mieux dormir.

Et toi-même tu sais que, comme disait Socrate : « Bébé qui roupille, pour Maman c’est la quille. »

Petit exercice de calcul sympatoche, prends ton ardoise !

En cette belle matinée, je te propose un petit problème, rassure-toi il n’est pas très compliqué, alors à ta caltos :

1 petite fille qui fait des cauchemars (je vois pas d’où elle fait des cauchemars d’ailleurs vu qu’elle regarde que Dora, remarque des fois ça peut faire flipper, notamment l’autre renard qui parle avec la voix de François Bayrou dès qu’il se fait griller en flagrant délit de cleptomanie), petite fille qui donc, vient ronfler dans ton lit et cause dans son sommeil « Ah oui il est là Porcinet ! », tout en mettant ses pieds glacés sur ta tête…

+

1 bébé malade, qui n’arrive pas à respirer tellement son nez est bouché (oui d’un coup comme ça sans prévenir, à une heure du mat’…) et qui du coup préfère même pas essayer de se rendormir avant 4 heures…

+

1 petit mari qui navigue sur les flots et qui a oublié son portable quelque part dans la maison avec une alarme réglée sur 6 heures tapantes …

+  (non c’est pas fini !)

1 petite fille qui, ayant visiblement terminé son rêve sur Winnie, est réveillée par la-dite alarme, n’a plus envie de dormir, décide en toute logique que toi non plus, et allume la lumière en te retirant ta couette chérie d’un seul coup …

=

1 Maman Poule de très mauvais poil  plume, au bout du rouleau, d’autant plus que, pour couronner le tout, la pauvre est malade (ben oui j’ai des antibiotiques donc je suis malade !) et qu’on est mercredi alors il va falloir occuper tout ce petit monde au lieu d’aller se recoucher !

Voilà, j’espère que tu avais trouvé la solution et que, contrairement à moi, ça ne t’a pas donné trop mal à la tête !
( « c’est peut-être une effet indésirable du médicament » m’a dit le médecin, « non docteur… c’est un effet secondaire de mon accouchement ! »)