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Archives de Tag: préparer enfants

Petite sortie en famille au travail de papa…oh la la !

Cette semaine, les poussinettes et moi-même étions invitées à fêter la galette des rois au boulot de Papa Coq, plus précisément sur son bateau !

 

Il a tout d’abord fallu préparer tout ce petit monde… C’est pas que tu as envie que les collègues de ton mari pensent qu’il a une famille parfaite, mais bon, s’ils venaient à le croire, pourquoi pas !

Je mets donc à numéro deux sa plus craquante barboteuse, ses petites baskets et sa combi de bisounours, je lui épargne tout de même le nœud nœud dans les cheveux, point trop n’en faut !

Pour la grande, ce sera jolie robe (de tout façon elle ne veut rien porter d’autre, ce qui est d’ailleurs source de moultes prises de bec, mais c’est une autre histoire !) J’essaye de la coiffer un tant soit peu, pas évident vu son histoire capillaire difficile (voir ici).

Quant à moi, vu que je n’ai rien à me mettre, j’enfile un jean vite fait (bon en vrai j’ai changé de tenue 20 fois, je me suis mis deux  centimètres d’épaisseur d’anti-cernes et j’ai passé une bonne heure à essayer de dompter mes cheveux pourris, ben ouais quoi je ne veux pas avoir l’air trop apprêté, mais pas non plus faire honte à mon homme !)

 

 

Après un dernier briefing avec numéro 1 – « je te préviens tu as intérêt à être méga sage, à bien dire bonjour et au revoir, sinon papa ne sera pas content » (ben ouais pas envie d’entendre les collègues chuchoter sur son passage « ah regarde c’est lui qui a des enfants odieux qui courent partout et qui touchent à tout ! », faut dire que si elle décide d’être pénible elle serait même capable de faire couler le rafiot ! Donc, après un petit speech, toujours très pédagogique bien entendu (« si t’es sage on ira à Disneyland »), nous voilà parties pour rejoindre le « beau bateau de papa ».

Ca commence bien, la poussette ne passe pas sur le pont d’accès au bateau, je vais devoir la laisser en bas et tenir 7 kilos de poussin dans mes bras toute la soirée… Fichu pour mon bout de galette, moi qui pensais peut-être avoir la fève, pour une fois … Ensuite, serrage de multiples mains rugueuses, numéro 1 ne veut bien sur pas dire bonjour, elle reste cachée dans mon poncho (oui j’ai un poncho et alors ?!!)

A la suite de quoi Papa Coq doit aller se changer, je reste donc sur le pont…seule avec mes miochettes, au milieu de gens qui se regardent en coin (comprendre de haut en bas), quand soudain, un charmant monsieur vient me parler. Il est très sympa, on discute pendant un bon moment, je lui dit que « ouais la Marine franchement y en a marre, mon mari est toujours barré et je me tape tout le boulot à la maison avec deux poupées Chuky à élever toute seule et en plus je trouve jamais de boulot et patati et patata… » Sur ce revient mon homme qui, me voyant avec son collègue, le gratifie d’un splendide salut militaire assorti d’un « bonjour mon Commandant »… sourire crispé et grand moment de solitude pour moi, sourire ironique pour lui…

 Le chef suprême s’éloigne donc et c’est le moment que choisit Numéro 1 pour demander « papa, c’est lequel ton abruti de patron ? », là surgit un homme disant « ah, ça doit sûrement être moi ! », « ah ah, plaisante son père, elle est mignonne hein », et moi d’ajouter « elle a une de ces imagination ! ».

Nous décidons alors de nous rapprocher du buffet pour goûter à cette fameuse galette, après deux parts, poussinette 1 va engueuler le cuistot « j’ai mangé deux galettes et j’ai même pas eu la fève, c’est d’la triche, y a pas de fève dans vot’ galette m’sieur ! ».

Mortifiée, je prends un gobelet de cidre, espérant qu’un ou deux degrés d’alcool me feront relativiser tout ça… C’est alors que numéro 2 se met à réclamer son goûter ! Me voilà donc, sur le pont d’envol des hélicos, à donner à mon poussin un sein alcoolisé, camouflé par mon poncho, tant que faire se peut.

Je déclare alors à Papa Coq que peut-être ça ira pour aujourd’hui, il est d’accord avec moi …

Nous voilà donc repartis dignement, sauf que, c’est le moment que choisit mon talon pour se coincer dans une grille de je ne sais quoi ! Après 10 minutes de déblocage honteux, nous redescendons de ce satané bateau et regagnons notre poulailler chéri !

« Bientôt il y aura soirée crêpes ! » m’informe chéri le lendemain, « mes collègues t’ont trouvée charmante et ils ont dit que les filles étaient adorables ».

Bon ben finalement, il n’a pas l’air d’avoir eu si honte de nous, je suis rassurée !

Va pour les crêpes alors !

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Debout là-d’dans !

Je sais pas si tu as remarqué, gentil lecteur chéri (là je te flatte subtilement pour que tu t’inscrives à ma newsletter , chuuut…), mais ton poussin qui, chaque jour que dieu fait, se lève au chant du coq, à l’aube, à pas d’heure quoi; et bien le jour où justement il faut absolument tomber du lit plus tôt – pour un rendez-vous, un départ en vacances ou un entretien d’embauche (sait-on jamais !) – ce jour là, ben comme par hasard, poussinouninet ne se réveille pas !!! Et non, tu es obligée d’aller le réveiller : « debout mon p’tit chouchou, il faut se lever », sussures-tu avec amour, ça marche, il se réveille… mais  il est d’une humeur toute pourrie et te fait des crises qui te rappellent de ne surtout pas oublier ta pilule ce soir !

A partir de là c’est Intervilles pour se préparer, et vas-y que je mets trois plombes à boire mon bib’ :  » mé manman la titine elle est trop serrée, ça coule pas  » ou encore   » mé manman la titine elle est pas assez serrée, ça coule partout ». Le partout étant, en l’occurrence le chandail (si, ça existe toujours les chandails !) blanc (et ouais je vis dangereusement moi, même pas peur !) que tu viens de te battre avec poussin pour lui enfiler, car il s’enfuyait et dès que tu l’attrapais il se faisait le corps tout mou en se traînant par terre c’que c’est énervant !!!

Résultat, le gilet (si tu préfères) est plein de Nesquick, et il faut tout recommencer : course après le poussin dans l’appart, répandage du gamin sur le sol, habillage dans le chaos le plus total avec cris de cochon, les voisins devant, à ce stade, croire qu’il y a un abattoir clandestin en dessous de chez eux… Et tu es en retard pour ton rendez-vous, surtout qu’évidemment le petit dernier a, entre temps, vomi sur ton tailleur et sur ton brushing que tu as mis une heure à faire, vu que t’as pas les moyens de te faire faire un lissage brésilien…

Pour finir, pendant que tu t’essuies et t’asperges de parfum pour masquer les dégâts (ce qui ne marche pas car désormais tu sens comme quelqu’un qui aurait gerbé sur un massif de fleurs, oui c’est très fin je sais, merci), ton premier poussin,  qui a, enfin, réussi a mettre ses baskets tout seul (super !), les a, bien entendu, mises a l’envers (putain !) et que tu le laisserais bien comme ça mais ça fait quand même un peu négligé …

Alors moi, samedi soir,  j’ai prévu de raconter à poussinette que le lendemain on doit se lever trèèès tôt pour aller chez le docteur faire une trèèès grosse piqûre, j’espère qu’avec ça je pourrai pioncer un peu dimanche matin, et ça, rien que d’y penser j’en pleure de joie  !